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page 51 : "... c’est par dizaines, par centaines de milliards, par milliers en Europe et en Amérique, des chiffres vertigineux, vont-ils régler ou alimenter la Crise ? En même temps que l’annonce d’assainir, de poursuivre les réformes engagées, donc de maintenir des politiques qui viennent une fois de plus de faire leurs preuves. A n’y rien comprendre. Ou trop bien. Une fois de plus des replâtrages pour consolider, pour prolonger un système à bout de souffle. Une fois de plus le court terme, encore et toujours les effets alors que ce sont les causes qu’il faut traiter.
Difficile de masquer les symptômes, cette fois. La spéculation financière, le plus voyant, ils ont décidé d’en faire le point de fixation. Bouc émissaire, subprimes, actifs pourris, ou épouvantail, parachutes dorés, la banque n’en est pas moins la première soutenue, et à quelle hauteur, pour la protection des citoyens et des entreprises, tous entre de bonnes mains par conséquent.
Sauf que les causes sont plus profondes, rappelons-le, le libertalisme mondialisé et le bipartisme qui le protège. Tant qu’elles ne seront pas corrigées, le monde sera aussi injuste et fragilisé. Aux mains d’un système, de quelques riches aux préoccupations premières de s’enrichir davantage et disposant des moyens pour le faire accepter : communication, consommation, verrouillages, confusion, pragmatisme, crises, et leurs acteurs, au fur et à mesure l’enlisement. Cette Crise n’en est qu’un épisode, dramatisé car plus risqué après la dégradation des économies qu’elle vise à masquer. Et à colmater en attendant la suivante. En fait une dégradation générale provoquée par ce système, et focalisée sur la finance car plus facile à gérer avec la débauche de milliards.
Il est possible de sortir de cet enlisement, ..."Le chômage à plus de 8%, un Français sur huit à présent au-dessous du seuil de pauvreté, la dette publique sans cesse croissante, doublée depuis trente ans par rapport au PIB elle en atteint les 2/3. Ainsi installés dans la durée, de véritables fléaux, la France est un pays riche pourtant, cinquième puissance, 5% du PIB mondial pour 1% de la population.
Une évolution particulièrement rapide depuis 1992. Pas un gouvernement depuis qui ne se soit fixé pour objectif de réduire ces chiffres, pas un qui y soit parvenu. Les initiatives n'ont pas manqué pourtant, privatisations d'entreprises et biens publics, soutiens aux entreprises par réduction de charges et autres avantages, encouragements et créations d'emplois, adaptation des évaluations et radiations du chômage. Les chiffres n'ont jamais vraiment décru, sauf opportunités circonstancielles telles les départs en retraite des babyboomers récemment.
La mondialisation, l'ouverture des frontières et la concurrence internationale ont imposé leur loi, le pragmatisme. S'adapter, se moderniser et externaliser. Dans le libre-échange et en fournissant les moyens de produire à des pays à faible coût de main d'œuvre sans intervention ni adaptation sociales. Depuis n'ont cessé délocalisations et fermetures d'entreprises, sans qu'aucun mécanisme n'ait réussi à freiner ou à compenser le processus, à l'équilibrer.
En dehors de traitements sociaux, dérogatoires et statistiques mais sans inversion de tendances. Au contraire la fuite en avant semble avoir prévalu sur la prise en compte des problèmes à leur racine. Ils ne pouvaient donc que persister, sinon s'aggraver, et pas seulement sur les trois points évoqués, cruciaux certes, mais également et plus généralement sur l'agrément social, services publics et civisme par exemple.
L'évolution des moyens de communication et l'usage qu'ont su en tirer les acteurs de la vie publique ont permis d'installer cette situation sans véritable réactions de l'opinion. L'individualisme face à l'écran, le divertissement face aux réalités, la consommation et autres renoncements à la critique ont facilité l'acceptation.
De même que l'actualité. La crise financière évidemment, et ses conséquences, mais également l'usage qui en est fait, dans la continuité des pratiques en cours. Dévastatrice et d'origine étrangère, quelle meilleure raison pour expliquer que chômage et endettement doivent encore s'aggraver, en dépit d'une politique et de réformes irréprochables. L'argument, martelé en toute occasion, n'est guère contesté. La communication, art majeur, apporte sa contribution.
Rien ne semble pouvoir sortir de l'ornière dans laquelle s'est mis ainsi le pays, comme s'il était voué désormais à un haut niveau de chômage et d'endettement, pour les uns "on a tout essayé", pour d'autres "nous en avons l'énergie, mais les autres nous en empêchent", ne reste qu'à renoncer, comme depuis vingt ans. Tout en prétendant le contraire bien sûr.
Comme s'ils n'y étaient étaient pour rien, comme s'il n'existait pas d'autres solutions.
L'effet de serre n'est plus un simple concept, une théorie d'actualité mais lointaine. On le vit au quotidien, chacun peut le constater aussi bien à Los Angeles qu'à Paris. A la nuit tombante, la température qui, autrefois, baissait, depuis quelques années augmente au contraire (sauf ce mois de janvier précisément, l'exception qui confirme la règle sans doute). Le phénomène n'est pas une simple observation personnelle, il est relevé dans les rapports météorologiques, l'élévation de la température moyenne est due essentiellement à l'élévation nocturne beaucoup plus sensible que l'élévation diurne.
Ce constat s'explique très bien par l'effet de serre : la chaleur emmagasinée grâce à l'ensoleillement diurne se maintient la nuit, et se dissipe peu à peu faute d'apport calorique, si bien que la journée commence avec un rafraîchissement relatif. Ce dernier ajouté à celui lié normalement au lever du soleil, de quoi faire douter du réchauffement climatique.
Mais l'effet de serre à sa porte, c'est autre chose que dans des discours ou des revues ! Un contact direct, concret, avec une réalité essentielle de notre temps : l'atmosphère et son rôle. Son rôle protecteur surtout : sans elle, faut-il le rappeler, pas de vie possible sur notre planète.
Or, à quoi notre atmosphère se trouve-t-elle soumise depuis quelques décennies ?
Aux multiples pollutions terrestres et à leurs effets, chimiques, thermiques, électromagnétiques et autres. Sans oublier les risques d'agression externe des milliers de tonnes d'engins, plus ou moins maîtrisés, qui tournent à des vitesses astronomiques à sa périphérie(1).
Notre protection atmosphérique malmenée, alors qu'elle est fragile, le "trou de la couche d'ozone" l'a montré, il a montré aussi avec les cancers de la peau qu'il a aussitôt provoqués, que cette protection est vitale pour l'humanité, et pas seulement, pour la planète, pour la vie.
Ce devrait être une priorité absolue.
Passée aux mains des grands industriels, des grands pollueurs pour la plupart, la communication écologique n'en fait pas état. Les actions menées restent ponctuelles, les plans de protection de l'atmosphère, les PPA, à l'échelle régionale par exemple. Il existe bien une sensibilisation, des associations sans doute, des auteurs, mais quelle est son impact sur cet enjeu précis ?
Constatant ce phénomène au tournant du millénaire, j'ai écrit pour ma part une trilogie(2) dont l'histoire commence peu après qu'a disparu la protection atmosphérique terrestre, justement. Un exercice qui fait découvrir à son héros ce qui a précédé, ce qui nous attend si l'on continue. Si nous sommes exposés un jour au cataclysme final, il y a de fortes chances que cela provienne de l'atmosphère. Que fait-on pour prévenir ce risque ?
Trevor Narg
(1) Deux articles du "Monde" des 15-16 février 2009 confirment ce que j'ai écrit en 2004 :
- "La banlieue terrestre polluée par des débris spatiaux", de Hervé Morin,
- En orbite, faute de droit international, pas de priorité à droite, de Marie-Béatrice Baudet
(2) 5021 l'autre monde, 5022 la suite en Egypte, 2053 le réveil (Thélès ) : http://trevornarg.vox.com












